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Revue de livre : Jose Villa – Fine art wedding photography

Revue du livre de Jose Villa

Jose Villa est un photographe de mariage américain, incontestablement l’un des plus talentueux du style Fine Art. A première vue son approche photographique est éloignée de la mienne. Jose Villa n’hésite pas à faire poser les mariés, travaille avec une assistante, tandis que la spontanéité est l’une de mes priorités. Mais on ne peut qu’être ébloui par la beauté de ses images, ses compositions épurées, et son utilisation sublime de la lumière naturelle. Son travail devient dès lors forcément une source d’inspiration pour tout photographe, de mariage ou pas.

Voici résumée la technique qu’il utilise.

Tout d’abord, Jose Villa travaille uniquement en argentique. Il utilise principalement un appareil moyen format, le Contax 645 avec une focale fixe Carl Zeiss 80mm f/2. Il affectionne particulièrement le rendu de la pellicule Fuji Pro 400H, qu’il surexpose pour obtenir un rendu pastel des couleurs. Afin d’obtenir une faible profondeur de champ pour isoler, mais aussi pour envelopper son sujet de lumière, il reste quasi constamment à grande ouverture. La surexposition lui permet également d’adoucir le rendu de la peau.

Pendant la journée de mariage, Jose Villa recherche 4 types de conditions de lumière. En intérieur, il profitera de la lumière d’une fenêtre, se servira parfois d’un coussin blanc comme réflecteur. En extérieur, il évitera l’éclairage direct du soleil en pleine journée, jugé trop dur et trop contrasté. Il positionnera alors ses mariés à l’ombre (du feuillage d’un arbre par exemple), ou en contre-jour. Enfin, il profitera de la fin de journée, lorsque le soleil a quasiment disparu. Jose Villa n’aura que 15 minutes pour prendre ses clichés, mais avec plus de liberté de mouvement. Il pourra ainsi se mouvoir à 360° autour des mariés, car la lumière sera uniforme quelle que soit l’orientation du sujet par rapport au soleil.

Pour les photographies de la soirée de mariage, Jose Villa conseille d’utiliser un éclairage LED qu’il considère moins intrusif que le flash lorsque les gens dansent. De plus, il estime que le rendu des visages, à cause de la sueur, sera meilleur.

En cas de lumière mixée (lumière ambiante avec éclairage du DJ par exemple), il préfère shooter en noir et blanc.

On apprécie le fait que chaque image du livre est accompagnée d’annotations concernant la prise de vue : contexte, approche concernant la composition, appareil photo utilisé, pellicule, focale, vitesse d’obturation.

Les images sont à ce point sublimes que j’aurais probablement acheté ce livre, même s’il n’y avait eu aucun texte.

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