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Pourquoi vous devriez garder vos photos ratées

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Lorsque j’ai débuté la photographie, j’ai reçu 3 conseils simples (mais très utiles) de la part d’un photographe.

 

Le premier d’entre eux était de réaliser des planches-contacts. A l’époque de la photo argentique, cela consistait à avoir toutes les vues d’une même pellicule sur un même tirage. La taille des photos était suffisante pour permettre de sélectionner les meilleurs clichés. Je trouve même qu’avec une taille réduite, la photo réussie saute encore plus aux yeux. La planche-contact évitait d’avoir à développer toutes les photos et donc d’économiser du temps et de l’argent. Surtout, les économies réalisées offraient la possibilité de « travailler » une scène à fond, jusqu’à « l’épuiser ». En d’autres termes, cela permettait au photographe, lors de la prise de vue et lorsqu’il se trouvait devant une scène qui lui paraissait intéressante, de la photographier sous différents angles, cadrages, de tourner autour de son sujet, d’attendre l’instant décisif. En effet, il faut toujours se forcer à prendre des clichés différents même si l’on est satisfait de la première photo, car parfois, d’autres cadrages moins évidents au premier abord seront meilleurs. Bon nombre de mes meilleures photos ont été les dernières vues de la pellicule (certaines photos ont d’ailleurs un format atypique car le cliché à été rogné faute d’espace suffisant sur la pellicule).

 

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Aujourd’hui, à l’ère du numérique, les planches-contact ont disparu mais les principes restent les mêmes. A défaut de produire des planches-contacts j’utilise désormais le logiciel Lightroom pour sélectionner et développer mes photos. Le numérique a permis au photographe de prendre autant de clichés qu’il le souhaite sans avoir à se soucier des coûts. Il est toujours intéressant de garder tous vos clichés, même ratés, afin d’améliorer votre pratique la photographie. En effet, je pense qu’analyser ses photos, et en particulier celles qui sont ratées, permet de progresser. Ce temps est aussi important que la prise de vue. Il vous faut comprendre pourquoi une photo fonctionne plus qu’une autre. En regardant les photos prises avant et après le meilleur cliché, vous trouverez des indices. Est-ce le cadrage, la focale, l’instant, les expressions, l’exposition, la distance au sujet, le contraste ? La photo traduit-elle votre intention initiale ? Comment circule votre œil dans le cadre ? Lorsque l’on commence la photographie, on sait qu’une photo est réussie de manière purement intuitive (et c’est déjà bien). Par la suite, à force de se documenter, de lire, d’analyser, on comprend de mieux en mieux pourquoi certaines photos n’ont pas fonctionné. Même lorsque vous estimez qu’une photo est réussie, demandez-vous ce que vous auriez encore pu améliorer. Il m’est arrivé de retourner sur les lieux pour reprendre des clichés.

 

Autre point purement technique, n’effacez pas vos photos directement sur votre appareil photo numérique car c’est une opération qui augmente le risque de défaillance de votre carte mémoire. Mieux vaut le faire sur votre ordinateur dans un second temps.

 

Je vous conseille également, une fois les prises de vue réalisées, de laisser de côté vos photos pour un temps. En effet, dans l’immédiateté, nous sommes attachés fortement émotionnellement à certaines photos, qui ne seront pas forcément les meilleures. La prise de distance permet parfois de voir les clichés différemment. Certains grands photographes se font assister d’éditeurs ou d’autres photographes pour le choix de leurs photos lorsqu’ils doivent rendre un reportage ou lors de la publication d’un livre. Le regard de ces derniers étant plus objectif.

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